Le cahier de Vladimir

Je m´appelle Vladimir González et je suis né à La Barquita le 3 février 2002. J´ai quatorze ans. Je suis grand et je joue au basket. Un jour, je voudrais jouer à la NBA pour rapporter de l’argent qui servira à aider ma famille et mes amis de la Barquita.

J’aime bien mon quartier : il y a des petites rues et des petites maisons, il y a seulement une rue principale, dans laquelle seules les motoconchos peuvent passer, ou alors une seule voiture à la fois. Le problème de la Barquita c´est qu´elle est près du fleuve Ozama, donc il y a des inondations. C´est très embêtant car chaque fois qu’il y en a une, on perd tout, c’est difficile surtout pour mon père qui tient un colmado car dès qu´il y a une inondation il perd tous ses produits ! Dès qu´on annonce une inondation, la nuit, on garde le pied par terre, hors du lit, pour savoir quand l´eau commencera à monter… C’est toujours la même chose : il y a une inondation, on perd tout, puis on recommence à fonder une nouvelle vie.

J’ai plusieurs amis à l’école mais je ne m’entends pas très bien avec mes professeurs car je suis un mauvais élève. Je passe les cours à bavarder avec mes camarades. Les salles de classe sont très petites et nous sommes trente élèves dans chacune d’elles. J’ai deux professeurs pour toutes les matières et un autre pour le sport, qui s’appelle Raphaël.

Pendant la récréation, je joue au basketball avec mon meilleur ami Juan Pedro. Après les cours, Juan Pedro sort de l’école avec moi et on mange ensemble. Pendant tout le reste de la journée, on joue au basketball, puis on fait les devoirs.

Aujourd´hui je suis arrivé en retard à la maison, mon père et ma mère étaient en train de m’attendre. Je savais qu´ils allaient me dire quelque chose d´important, mais ils ne m’ont rien dit. En allant me coucher, j’ai vu un papier posé sur la table. C’était un mot de mon père. Quand je l’ai lu, j’ai commencé à pleurer d’émotion et de tristesse. Le matin venu, j’ai annoncé la nouvelle à mon ami Juan Pedro : on allait déménager pour un nouveau quartier, une nouvelle Barquita ! Il m’a dit que ce n’était pas le cas pour lui car son père avait son bureau ici et que le loyer n’était pas cher. S’ils déménageaient, le prix du loyer se multiplierait et ils n’auraient plus de sous pour vivre.

Deux mois plus tard, la nouvelle Barquita était déjà prête ! Je suis allé voir là où j’allais vivre. Quand je suis arrivé, j’ai vu que certaines choses qui allait me manquer comme le Rio Ozama, mais j’ai vu qu’il y avait des terrains de basketball et de baseball et même une piscine avec des jeux ! J’étais content et en même temps triste. Avant de déménager j’ai serré Juan Pedro fort dans mes bras, j’ai pleuré et lui aussi.

Quand je suis arrivé à la Nouvelle Barquita, j’étais avec mon père et ma mère qui m’ont amené dans l’appartement où on allait vivre. Dans le couloir, j’ai vu un escalier qui montait, et je l’ai pris car je voulais voir où il menait. Quand je suis arrivé à l’étage et j’ai aperçu Juan Pedro qui déjeunait avec sa famille ! Il m’a dit : « Je ne vais jamais te laisser, mon ami », et il m’a fait un câlin.

Projet visité :
Projet de modernisation du quartier de la Barquita à Saint-Domingue
Classe :
6ème
Établissement :
Lycée français de Saint-Domingue

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